lundi, 18 juin 2007

Pause estivale

En raison des prochaines vacances estivales,
toute l'équipe de CEléBrons se met au vert
et réfléchit à de nouveaux thèmes.

La prochaine célébration aura lieu le
dimanche 16 septembre à 19 h
à la cure des Brenets
.

En comptant sur votre nombreuse présence,
toute l'équipe vous remercie d'ores et déjà de votre fidélité
et vous souhaite un agréable été,
riche en rencontres, en discussions et en méditations.


N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires, remarques, anecdotes.

A bientôt.

Jésus chez Simon le pharisien

Cette rencontre de Simon avec Jésus nous interpelle et nous remet en question. Aujourd’hui, nous n’aimons pas trop être bousculés dans nos certitudes. Nous n’aimons pas celui ou celle qui vient perturber la « belle » harmonie que nous mettons tant de mal à construire et à préserver.

Simon, c’est celui qui pense faire bien, que l’on respecte. Il n’invite pas n’importe qui chez lui. Il fait attention à ce qu’on pense et dit de lui. Alors, Jésus à sa table, pensez…. Quel honneur pour lui ! On dira plus tard : « C’est Simon, chez qui le prophète Jésus a mangé ! »

La femme, c’est celle ou celui qu’on regarde de travers. On ne sait pas grand-chose d’elle, mais une chose est sûre : c’est une pécheresse, point barre ! Il n’y a rien de plus à dire. Et surtout, elle n’a rien à faire chez Simon ! Alors quand elle entre et va à Jésus, Simon se dit sûrement : « Je devrais la renvoyer, la chasser, mais qu’est-ce qu’on dira de moi ? » « Et puis, Jésus, lui, qu’est-ce qu’il va penser ?…. Bon laissons faire, on verra bien… Mais ce Jésus, il devrait savoir que c’est une mauvaise fille, c’est un prophète, non ? »

Par la parabole, Jésus ne condamne pas Simon en lui disant qu’il l’a mal reçu. Il cherche plutôt à ce que Simon se libère vraiment de tout ce qui l’empêche d’aller à Lui sans que ses considérations, sa réputation soient un obstacle. Tous deux, la femme et Simon accueillent à leur manière Jésus qui les accueille à son tour. Ils seront changés par cette rencontre.

La femme a donné tout ce qu’elle avait : son parfum (peut-être sa seule richesse) et ses larmes. Simon a donné mais peu (ou peut-être beaucoup à ses propres yeux), persuadé que cela suffirait ! Dans notre relation avec Dieu, nous sommes invités à tout donner : tout notre être, toute notre vie, à prendre des risques… Comme cette femme qui aurait pu être réprimandée ou chassée, voire pire encore.

La femme pécheresse pourrait être le nouveau ou la nouvelle arrivé-e dans notre Eglise et qui montre un enthousiasme débordant qui nous paraît suspect, une démonstration exagérée. Non, mais, il ou elle se prend pour qui ? Moi, aussi, j’aime Dieu, mais je ne vais pas commencer d’en faire tout un plat ! C’est quoi tout ce cirque ?!

Dans cette rencontre, Jésus nous invite à faire re-connaissance avec notre prochain, à le découvrir sous un jour nouveau, à faire confiance et à nous décharger sur lui de nos peurs et de nos préjugés. Cela n’est pas facile parce que ce qui nous semblait juste ne l’est plus tant que ça. Mais, à la fin, quelle joie de re-trouver Jésus !

En re-connaissant l’autre, je vais aussi changer mon regard sur moi-même et remarquer que des entraves, des poids m’empêchent d’aimer vraiment Dieu et d’aimer vraiment mon prochain. Qu’est-ce qui, dans ma vie, me retient d’aller librement vers Jésus, de l’accueillir et de recevoir celui qui partage un même amour pour Lui ?
Cela, je peux alors le confesser à Dieu dans mes prières et Lui demander de me libérer de toutes ces entraves. Cela prendra du temps sûrement, mais le résultat n’en sera que meilleur !

En guise de conclusion, je voudrais vous faire partager cette phrase magnifique de St-Exupéry (dans « Le Petit Prince ») :

On ne voit bien qu’avec le cœur,
l’essentiel est invisible pour les yeux !

dimanche, 3 juin 2007

CEB du 17 juin à 19h

Chapelle du Corbusier, Le Locle

Amour et reconnaissance

Tout est dans le regard. Quel regard portons-nous sur les autres, sur notre prochain ? Savons-nous aller au-delà des évidences, des apparences ?

Avant de critiquer, savons-nous regarder en nous-mêmes ce qui nous empêche d'être vraiment libres et d'aimer vraiment ?

Voilà les pistes de réflexion que ce texte nous propose. Pour les besoins de la célébration, nous ne vous donnons ci-dessous que les premiers versets. Essayez de réfléchir à partir de cette partie à l'introduction que nous vous soumettons.

Texte biblique :

Luc 7 : 36 - 50 (Jésus chez Simon)

7 36 Un Pharisien invita Jésus à prendre un repas avec lui. Jésus se rendit chez cet homme et se mit à table. 37 Il y avait dans cette ville une femme de mauvaise réputation. Lorsqu'elle apprit que Jésus était à table chez le Pharisien, elle apporta un flacon d'albâtre plein de parfum 38 et se tint derrière Jésus, à ses pieds. Elle pleurait et se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus ; puis elle les essuya avec ses cheveux, les embrassa et répandit le parfum sur eux. 39 Quand le Pharisien qui avait invité Jésus vit cela, il se dit en lui-même : « Si cet homme était vraiment un prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche et ce qu'elle est : une femme de mauvaise réputation. »


w albâtre : voir Matt 26.7 et la note.


x A la manière antique, les convives étaient allongés face à la table.


y C'est un usage de l'hospitalité orientale. Voir Gen 18.4 ; 19.2.


z Voir Ps 23.5 et la note.


www.interbible.org